Partager l'article ! Palawan - 1ère partie: Comme Flavien a été OBLIGÉ de prendre des vacances (bein ouais, y'a ceux pour qui ça se passe toujours mal au niveau ...
Comme Flavien a été OBLIGÉ de prendre des vacances (bein ouais, y'a ceux pour qui ça se passe toujours mal au niveau des congés, hein Bébert, et ceux pour qui ça se bidouille bien sans forcer !), nous avons décidé à la dernière minute de partir à l'aventure du côté de Palawan, un coin très reculé à l'Ouest des Philippines et difficilement accessible. C'est un des derniers paradis sur Terre qui nous faisait rêver (et ce même si Elno a tenté de nous décourager - encore des palmiers et des îles tropicales ? Blasant...) et qui nous avait en outre chaudement été recommandé par un compagnon de marina de Christian et Josiane.
Deux façons de découvrir cet
archipel : version luxe avec des resorts à 500$ la nuit minimum et ronds dans l'eau à la journée, ou version Robinson Crusoé sur 5 jours en
banca, la barque traditionnelle philippine, de Coron à El Nido, ce qui permet d'aller là où personne d'autre ne va. Ni une ni deux, lycras,
maillots de bains, crème solaire et lampes torches sont empaquetés et zouuuu. Même pô peur !
Jour 1
L'arrivée en
Bombardier à Busuanga (oui, c'est un peu compliqué, la ville de Coron n'est pas sur l'île de Coron. CQFD) est déjà un dépaysement en soi.
Ambiance Out of Africa. La piste d'atterrissage n'est pas goudronnée et on ne voit que la jungle à perte de vue. J'embarque Robert Redford et nous voilà dans le minibus pour la ville de
Coron.
La vue depuis le minibus,
c'est ça. De la piste, des ponts en rondins, et il pleut des cordes. Ça donne une saveur incomparable au voyage. C'est génial de faire des trucs que personne ne fait parce que c'est compliqué,
loin, inconfortable. Une pensée pour Odette.
Nous prenons une chambre au
Islands View Inn, petit hôtel tout neuf, ultra propre et à deux pas du port, avant d'aller à l'agence nous enregistrer et gérer les dernières modalités. Nous apprenons que nous serons
seuls à bord avec 4 membres d'équipage (!) suite au désistement de deux autres couples. Pas grave, j'ai un nouveau copain, Mak, 4 mois, sage comme une image.
Nous profitons d'avoir encore
une heure ou deux de luminosité pour grimper au Mount Tapyas (700 marches, j'ai bien cru que j'allais devoir porter Fla au retour...) qui offre un beau panorama sur la
petite ville et la baie.
Viiiiii c'est joli.
En chemin nous croisons
l'animal préféré de Fla (hihihi). Enoooooorme !
Nous terminons avec un dîner
bien mérité au Bistro Coron, tenu par un Français installé aux Philippines depuis plus de trente ans.
Jour 2
Nous avons RDV à 8:30 à
l'agence. Après une tasse de café bien noir (du vrai, pas du Nescafé !), nous découvrons notre bateau et l'ensemble de l'équipage : Jem, notre GO (22 ans et plein de
ressources !), Captain Long (59 ans et qui ne veut jamais quitter son bateau, quand il pleut il dort dans la cale !), Bords, l'ingénieur au sourire
incroyable et Jaber, le Chef, qui m'a fait attraper des joues de hamster en 5 jours.
Nous partons avec tout ce qui
faut pour tenir un siège.
Notre première étape :
l'île de Coron. 2ème petit-déjeuner de la matinée (bêtise... On en avait pris un à l'hôtel...) avant d'accéder au Baracuda Lake pour une séance de
snorkelling (plongée avec masque et tuba).
C'est un lac entouré de
grandes falaises, vraiment impressionnant.
Nous faisons beaucoup de
snorkelling pour cette première journée, notamment sur les épaves japonaises East Sangat Gunboat et Lusong Gunboat. Ces dernières sont échouées à 2
mètres de la surface, nul besoin de plonger pour profiter de la vision féérique de ces carcasses reposant sur du sable fin, couvertes de corail servant de garde-manger à des milliers de poissons
multicolores.
Ici, nous voyons l'épave
depuis le bateau !!!
Puis nous voguons avec
enthousiasme vers l'île de Pass où nous passons la nuit. Encore une bonne surprise : la propreté ! Je m'attendais à passer 5 jours dans la crasse - je me
souviens de récits de voyages sur des bateaux en Indonésie (par exemple), jamais lavés, avec pop mie matin, midi et soir. Là, en fait, c'était le grand luxe ! Le bateau
était lavé tous les jours, les repas -quand bien même ils reposaient sur le triptyque poisson / riz / légumes- étaient toujours préparés selon des recettes différentes (on n'a jamais eu deux
fois de suite le même petit-déjeuner), et les camps où nous dormions, quoique rustiques, étaient toujours très bien tenus par la famille qui en avait la charge.
Quel bonheur de s'endormir à la belle étoile sur une petite cabane sur pilotis en entendant les vagues...
Waouhhhhh ! Du rêve embarqué... !
Vivement la suite!
Merci cousine ! On a bien pensé à vous pendant ces quelques jours, ça vous aurait bien plu ! Bises :-)