Mardi 9 juin 2009
Le surf constituant un sport à très haut potentiel d’addiction, toute petite amie / fiancée / épouse de surfer
connaît la complainte quotidienne : « j’surfe pôôôô assez… ». Le surfer en manque de vagues dépérit, jusqu’à ce que le remède affleure à la surface : « On part en surf-trip ?
»
Et là les filles, deux solutions s’offrent à vous : laisser partir l’homme rejoindre une bande d’australopithèques prêts à s’ébrouer dans l’océan indien, ou l’accompagner courageusement dans son bout de paradis…
Jour 1
Elle : « Comment ça, encore six heures de route après l’arrivée à l’aéroport ? Dix heures de voyage pour des vagues ? Y’a pas les mêmes à Bali ? Quand est-ce qu’on mange ? » … Les kilomètres s’enchaînent ; impossible de lire ou de regarder un film pour passer le temps, la route est soit défoncée par la saison des pluies, soit une suite de lacets vertigineux. Heureusement, c’est un parc national que nous traversons et la jungle qui nous entoure est absolument fantastique. À l’arrivée, j’ai le souffle coupé : des kilomètres de sable blanc, des cocotiers, et l’océan qui déroule ses vagues… L’enthousiasme bizarrement retombe comme un soufflé quand on me montre ma chambre : en lieu et place du chouette bungalow Premium vu en photos, tout neuf et bien sympathique pour faire la sieste pendant que l’Homme surfe, nous voici parqués dans une chambre de 25 ans d’âge, avec deux lits d’une personne séparés par la porte qui mène au kamar mandi dont les toilettes sont délicatement ornées d’un touchant souvenir de l’occupant précédant. Comment ça je suis une occidentale à cheval sur son confort ? La douche froide ne me fait pas peur, moi monsieur, mais la crasse, si ! Scandale devant la mauvaise foi évidente des patrons du losmen Ombak Indah, près de Krui, qui finalement nous trouvent une chambre dans le losmen voisin, un peu plus grande mais guère plus propre et à l’odeur peu engageante… Walou pour les vacances romantiques, et en plus je passe pour la mégère de service aux yeux des 15 surfeurs du losmen qui ont eu le bon goût de laisser leurs femmes à la maison, eux !
Lui : Ouais, la route cabossée, c’est comme le train d’Indiana Jones à Eurodisney ! Vivement qu’on arrive, que je me mette à l’eau. Aïe, le bungalow, ça ne va pas le faire là… Et dire que j’avais confirmé trois fois avec la propriétaire pour être sûr qu’on conjuguerait surf et vacances en amoureux…
Jour 2
Elle : la chambre sent toujours aussi mauvais et la douche (froide) est une corvée au milieu de tant de crasse. J’installe donc vite mon hamac sous un bale devant la mer et c’est parti pour des heures de lecture et de sieste intensive… Finalement, on n’est pas si mal que ça ici… Et puis les portions de surfer servies « à la cantine » sont engageantes…
Lui : surf, surf, surf…
Jour 3
Elle : pendant que l’Homme se met à l’eau, je décide de m’attaquer au ménage afin de rendre l’endroit plus vivable. C’est quand même un comble de payer une chambre et de faire le ménage ! Je comprends mieux l’état des chambres quand je réalise que la personne en charge du ménage ne dispose pas d’éponge pour nettoyer ! Le ménage se résume donc à un grand jet d’eau balancé dans la salle de bains… Je finis par trouver un grattoir à la cuisine qui me permet d’ôter un centimètre de poussière de toutes les plinthes de la chambre et de frotter activement les murs de la pièce d’eau qui étaient recouverts de crasse. Beurk !
Lui : Tiens, ça sent meilleur ici… Il n’y a pas de vagues cet après-midi, on va se balader jusqu’à Krui à moto ? Ah ! On a trouvé le secret surf camp de Sumatra ! Les propriétaires sont très sympathiques et s’avèrent être des copains d’un copain surfer qui vit à Bali ! Le monde de la vague est petit…
Elle : Et pourquoi on ne loge pas ici, groumpf grrrrr… ?
Jour 4
Elle : Oh ! Déjà midi ? Ça passe vite le temps, quand on ne fait rien… À table, tous les surfeurs sont très gentils avec moi, ils sont contents d’avoir une fille dans le groupe, j’aime bien ☺ Ils ont tous des histoires incroyables à raconter : Mickaël, un Allemand, a été déporté du Costa Rica parce que son mode de vie alternatif (il vivait sur une plage) était jugé suspect par les Américains ; Warren, qui vient d’Afrique du Sud, s’est fait voler sa mobylette de location à Lombok et le ferry dans lequel il se trouvait, entre Lombok et Bali, a failli chavirer ; mais mes préférés sont deux papys de 70 ans qui se mettent encore à l’eau tous les matins et tiennent debout sur leur planche ! Ah, zut, la pluie arrive… Alors je vais entamer mon troisième roman.
Lui : Super, la pluie arrive ! Le vent va tomber et je vais enfin pouvoir aller surfer !
Jours 5 et 6 : RAS.
Conclusion : je me suis bien reposée et l’Homme a pris des vagues, mais j’étais contente tout de même de rentrer un jour plus tôt…
Et là les filles, deux solutions s’offrent à vous : laisser partir l’homme rejoindre une bande d’australopithèques prêts à s’ébrouer dans l’océan indien, ou l’accompagner courageusement dans son bout de paradis…
Jour 1
Elle : « Comment ça, encore six heures de route après l’arrivée à l’aéroport ? Dix heures de voyage pour des vagues ? Y’a pas les mêmes à Bali ? Quand est-ce qu’on mange ? » … Les kilomètres s’enchaînent ; impossible de lire ou de regarder un film pour passer le temps, la route est soit défoncée par la saison des pluies, soit une suite de lacets vertigineux. Heureusement, c’est un parc national que nous traversons et la jungle qui nous entoure est absolument fantastique. À l’arrivée, j’ai le souffle coupé : des kilomètres de sable blanc, des cocotiers, et l’océan qui déroule ses vagues… L’enthousiasme bizarrement retombe comme un soufflé quand on me montre ma chambre : en lieu et place du chouette bungalow Premium vu en photos, tout neuf et bien sympathique pour faire la sieste pendant que l’Homme surfe, nous voici parqués dans une chambre de 25 ans d’âge, avec deux lits d’une personne séparés par la porte qui mène au kamar mandi dont les toilettes sont délicatement ornées d’un touchant souvenir de l’occupant précédant. Comment ça je suis une occidentale à cheval sur son confort ? La douche froide ne me fait pas peur, moi monsieur, mais la crasse, si ! Scandale devant la mauvaise foi évidente des patrons du losmen Ombak Indah, près de Krui, qui finalement nous trouvent une chambre dans le losmen voisin, un peu plus grande mais guère plus propre et à l’odeur peu engageante… Walou pour les vacances romantiques, et en plus je passe pour la mégère de service aux yeux des 15 surfeurs du losmen qui ont eu le bon goût de laisser leurs femmes à la maison, eux !
Lui : Ouais, la route cabossée, c’est comme le train d’Indiana Jones à Eurodisney ! Vivement qu’on arrive, que je me mette à l’eau. Aïe, le bungalow, ça ne va pas le faire là… Et dire que j’avais confirmé trois fois avec la propriétaire pour être sûr qu’on conjuguerait surf et vacances en amoureux…
Jour 2
Elle : la chambre sent toujours aussi mauvais et la douche (froide) est une corvée au milieu de tant de crasse. J’installe donc vite mon hamac sous un bale devant la mer et c’est parti pour des heures de lecture et de sieste intensive… Finalement, on n’est pas si mal que ça ici… Et puis les portions de surfer servies « à la cantine » sont engageantes…
Lui : surf, surf, surf…
Jour 3
Elle : pendant que l’Homme se met à l’eau, je décide de m’attaquer au ménage afin de rendre l’endroit plus vivable. C’est quand même un comble de payer une chambre et de faire le ménage ! Je comprends mieux l’état des chambres quand je réalise que la personne en charge du ménage ne dispose pas d’éponge pour nettoyer ! Le ménage se résume donc à un grand jet d’eau balancé dans la salle de bains… Je finis par trouver un grattoir à la cuisine qui me permet d’ôter un centimètre de poussière de toutes les plinthes de la chambre et de frotter activement les murs de la pièce d’eau qui étaient recouverts de crasse. Beurk !
Lui : Tiens, ça sent meilleur ici… Il n’y a pas de vagues cet après-midi, on va se balader jusqu’à Krui à moto ? Ah ! On a trouvé le secret surf camp de Sumatra ! Les propriétaires sont très sympathiques et s’avèrent être des copains d’un copain surfer qui vit à Bali ! Le monde de la vague est petit…
Elle : Et pourquoi on ne loge pas ici, groumpf grrrrr… ?
Jour 4
Elle : Oh ! Déjà midi ? Ça passe vite le temps, quand on ne fait rien… À table, tous les surfeurs sont très gentils avec moi, ils sont contents d’avoir une fille dans le groupe, j’aime bien ☺ Ils ont tous des histoires incroyables à raconter : Mickaël, un Allemand, a été déporté du Costa Rica parce que son mode de vie alternatif (il vivait sur une plage) était jugé suspect par les Américains ; Warren, qui vient d’Afrique du Sud, s’est fait voler sa mobylette de location à Lombok et le ferry dans lequel il se trouvait, entre Lombok et Bali, a failli chavirer ; mais mes préférés sont deux papys de 70 ans qui se mettent encore à l’eau tous les matins et tiennent debout sur leur planche ! Ah, zut, la pluie arrive… Alors je vais entamer mon troisième roman.
Lui : Super, la pluie arrive ! Le vent va tomber et je vais enfin pouvoir aller surfer !
Jours 5 et 6 : RAS.
Conclusion : je me suis bien reposée et l’Homme a pris des vagues, mais j’étais contente tout de même de rentrer un jour plus tôt…
Par Miss Dk
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Publié dans : Notes de voyage...
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Comment ça, je suis gaga de mon p'tit neveu ?


Commentaires